Stage grandes voies dans les Calanques
En ce week-end de Pâques, c’est vers les Calanques de Marseille que nous avons posé notre camp de base. Alicia, Pascal, Enguerrand et Ariella sont venus des quatre coins de la France pour découvrir ce petit bijou de nature, classé parc national depuis 2012.
Un espace encore sauvage et préservé, littéralement collé à la deuxième ville de France, Marseille bien sûr. Le contraste est saisissant : d’un côté les barres HLM de la cité phocéenne, de l’autre, ces murs de calcaire blanc qui plongent dans la grande bleue. Un décor unique, entre mer, falaise et ville.

Alors oui, on n’était pas seuls. Mais il suffit de marcher un peu, de sortir des sentiers battus , pour trouver des coins plus tranquilles et parfaits pour grimper.
Jour 1 – On révise nos classiques

Première halte dans le Vallon de Port-Miou, à deux pas de Cassis. Journée studieuse : nœud de huit, cabestan, demi-cab, relais, rappels… Un vrai festival de manips !
Physiquement, ce n’était pas l’étape la plus intense, mais côté cerveau, les neurones ont bien chauffé. Et les bases, c’est sacré.

Jour 2 – En Vau, carte postale verticale
Le lendemain, cap sur En Vau, l’une des calanques les plus photogéniques .

On s’élance dans une jolie voie , Sirène liautard 100m 6A. Elle zigzag sur un éperon bien dessiné. Plus on grimpe, plus la vue se dévoile : mer turquoise, falaises découpées, bateaux miniatures…
Tout le monde met en pratique les apprentissages de la veille. Bonne ambiance au relais, concentration dans les longueurs. Seul bémol : Ariella découvre un peu brutalement la gestion du tirage… et celle du stress, en passant sur le fil d’un éperon bien gazeux. Mais ça passe, et avec panache !

On termine la journée au bar de Cassis, face au Cap Canaille. Là, c’est la claque géologique : calcaire, grès, poudingue… Une falaise unique en son genre. Autant dire que la destination du lendemain ne fait aucun doute.

Jour 3 – Cap Canaille : le guide se fait promener
Direction le sommet du Cap Canaille, pour la voie mythique Ouvreur de Bouse TD- 6a+ .
Les rappels aériens réveillent tout le monde : pendus dans le vide, on se sent tout petits…

La voie est un régal : presque 100 mètresde long, du beau rocher, difficulté modérée (un pas de 6a+ au départ puis 5C max), et un tracé intelligent qui déroule tout seul.
Ce jour-là, je me fais balader par mes élèves !

Les manips sont intégrées, la confiance est là. Pascal, malgré quelques pauses bien méritées dans les derniers 5c du haut, grimpe avec le sourire. On boucle la journée avec une petite manip d’aide au second (mouflage).

Tout le monde repart gonflé à bloc, le sourire aux lèvres et des projets plein la tête. Une belle journée de montagne… en bord de mer.
Pour plus d’idées de sortie rendez vous sur le blog
Pour d’autres stages comme celui ci rendez vous sur le site de la FFME