Taghia — le paradis des grandes voies

Il y a longtemps qu’on m’en parlait : par le bouche-à-oreille, par des copains, par des topos qui traînent sur internet. Quand l’occasion s’est présentée avec Guillaume, je n’ai pas hésité longtemps.

Comme tout bon grimpeur boulimique qui se respecte, on avait prévu un programme plutôt simple : une journée, une grande voie.

Sauf qu’à Taghia, les faces peuvent atteindre 800 m.

Les approches et les retours ne sont pas à sous-estimer, le calcaire broute fort sur la peau et les voies sont dans l’ensemble bien raides.

Au bout de trois jours de ce régime — et parce qu’on voulait aller grimper des voies dures (pour notre niveau) avec des rêves d’enchaînement — on a fini par changer de stratégie et se reposer un peu.

Le programme jour par jour

Jour 1 : Baraka 700m 7b, mise en jambe…majeur

Jour 2 : l’axe du mal 500m 7c+, Une des plus belles voies que j’aie pu grimper dans ma vie. On n’a pas enchaîné et on a fini bien fatigués.

Jour 3 : Combinaison Rêve d’Aicha + Belle et Berbère 300 6b+. On pensait que ce serait du repos. La veille nous avait décidément trop entamés.

Jour 4 : Petite journée de balade dans le village et les canyons alentours, thé à la menthe et pain à l’huile d’olive — what else.

Jour 5 : Les rivières pourpres 500m 7b+. Reposés comme jamais, on se lance dans Les Rivières pourpres en changeant de tactique : on se répartit la voie en blocs de deux ou trois longueurs chacun, puis on alterne. Ce simple changement a été radical. Ambiance et caillou complètement mythiques. Une des plus belles voies que j’aie faites de ma vie — j’ai dit ça à chaque fin de journée à Taghia…

Jour 6 : Journée repos. La météo s’annonce mauvaise en fin de séjour, les jours nous sont comptés. On se recharge au gîte de Mohamed — celui du haut du village : super accueillant, nourriture au top et en grande quantité, douche chaude, proche des falaises. Bref, le top.

Jour 7 : Anthropocène 500m 8a, Notre tactique s’avère payante : on enchaîne tous les deux. Encore une fois la plus belle voie que j’aie jamais faite…

Jour 8 : Zebda 300 7b+, Petite grande voie — de la taille du Verdon quand même — qui n’a rien à envier aux belles classiques de la Palud. Encore une pépite.

Jour 9 : Mauvaise météo. On rentre faire les touristes à Marrakech pour clore ce séjour incroyable dans l’Atlas marocain.

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *